Selah Sue et Bakermat lancent le Green Paradize à Bègles
Au parc de Mussonville, la deuxième édition a démarré avec Mama Lou, puis la soul de Selah Sue, le swing de Caravan Palace et la house néerlandaise.
Le vendredi 9 octobre 2026, le Green Paradize Festival a lancé sa deuxième édition au parc de Mussonville, à Bègles, avec une affiche qui passait de la soul à la house en une seule nuit.
En bref
- Le Green Paradize Festival a lancé sa deuxième édition le vendredi 9 octobre 2026 au parc de Mussonville, à Bègles.
- La Bordelaise d’adoption Mama Lou a ouvert la grande scène avant Selah Sue et The Gallands.
- Caravan Palace a joué un set électro-swing théâtral conclu par Lone Digger.
- Bakermat a enchaîné en house, Purple Disco Machine devant clore la nuit.
Selah Sue, Caravan Palace et Bakermat se partageaient la tête d’affiche de cette ouverture. Trois univers éloignés sur le papier, qui ont attiré devant la scène des spectateurs d’âges et de goûts très variés, selon le compte rendu publié par Bordeaux Gazette.
Un parc familier transformé en terrain de concerts
Le reste de l’année, Mussonville appartient aux familles, aux promeneurs et aux sportifs. Le temps du festival, ses pelouses changent d’usage et accueillent deux espaces scéniques.
C’est une voix connue du public bordelais qui a lancé les hostilités sur la grande scène. Mama Lou, née à Lorient et installée à Bordeaux depuis plusieurs années, a déroulé un répertoire soul et rhythm and blues, nourri de touches jazz et rock. La chanteuse s’était déjà produite cet été au festival Relâche. Placer une artiste du territoire en ouverture rappelait l’équilibre recherché par l’organisation entre talents locaux et noms nationaux ou internationaux.
Ce souci de mettre en avant des musiciens moins exposés passait aussi par la scène B. Pendant que les techniciens changeaient le plateau principal, ce second espace prenait le relais pour éviter les temps morts. Le groupe Peau d’Orange y a notamment joué, offrant aux curieux une occasion d’entendre autre chose entre deux têtes d’affiche.
Selah Sue en trio, entre soul et jazz
La chanteuse belge Selah Sue n’est pas venue seule. Elle partageait la scène avec The Gallands, un duo familial : Stéphane Galland derrière la batterie et son fils Elvin Galland aux claviers. Le concert a mêlé soul, jazz et groove, avec une place laissée à l’improvisation rythmique.

Le programme puisait largement dans Movin’, le premier album enregistré par cette formation et paru en mars 2026. Le public a ainsi entendu le morceau-titre, mais aussi In a Minute, Ready to Play et Break Me Free. Le trio s’est également offert une reprise de Blackbird, chanson des Beatles dont le dépouillement met la voix au premier plan.
Caravan Palace, un concert qui tient du cabaret
Changement total d’ambiance ensuite avec le groupe français Caravan Palace. Sa prestation tenait autant du spectacle que du concert : beats électroniques, couleurs empruntées au jazz des années 1930, chorégraphies et échanges constants avec la foule.
La setlist a aligné plusieurs titres phares de la formation :
- Wonderland et Midnight ;
- Miracle et Rock It for Me ;
- Mighty et Jolie Coquine ;
- Lone Digger, sans doute le plus attendu.
Au milieu des textures synthétiques, un instrument se détachait nettement : le saxophone baryton, dont le timbre grave donnait du relief aux morceaux.
La nuit bascule vers la house et le disco
Une fois Caravan Palace parti, le DJ et producteur néerlandais Bakermat a pris les commandes. Son registre, résolument house, garde le goût des mélodies et des accents soul. Parmi les morceaux joués figuraient 900 Miles, Gatluak et Without Ya, de quoi faire glisser la soirée du concert vers la piste de danse.
La clôture de cette première nuit revenait, selon le programme annoncé, à Purple Disco Machine, dont la signature consiste à marier disco et house. Pour qui hésite sur la suite du festival, cette ouverture donne une idée de la méthode Green Paradize : une même soirée qui commence par des voix et des instruments, puis s’achève sur les platines.
Photo à la une. Source : Wikimedia Commons. Photographe : Wvdp. Licence : CC0.
