Talence : un père aurait menacé de « couper la tête » d’une institutrice, jugé le 18 mars
Selon le parquet de Bordeaux, l’homme de 33 ans, qui conteste les faits, a été déféré le 7 octobre. Il est sous contrôle judiciaire et convoqué devant le tribunal correctionnel au printemps.
À Talence, l’institutrice d’un écolier de l’école élémentaire Maurice Ravel aurait été menacée de mort par le père de l’enfant, le lundi 5 octobre 2026. D’après Sud Ouest, il aurait dit vouloir lui « couper la tête ». Les faits restent des allégations : l’homme ne les a pas reconnus en garde à vue.
En bref
- D’après Sud Ouest , il aurait dit vouloir lui « couper la tête ».
- Le parquet de Bordeaux précise qu’il n’était jusque-là connu d’aucun service judiciaire.
- Cette déclaration concernait l’affaire toulousaine, antérieure à celle de Talence.
Du retard à la garderie aux menaces
Le différend remonte au vendredi 2 octobre et porte sur la prise en charge de l’accueil périscolaire de l’écolier. En fin de journée, l’enseignante aurait téléphoné au père, qui n’était pas venu chercher son fils à la garderie. Il se serait énervé et lui aurait raccroché au nez, puis il se serait présenté à l’école et serait reparti avec l’enfant, sans incident.
Le lundi 5 octobre, le directeur, le voyant, l’a invité à venir discuter. Le dialogue aurait tourné court, et le père se serait emporté :
« Où est la maîtresse ? Je veux voir la maîtresse. Je veux lui couper la tête. »
Propos rapportés par Sud Ouest
Plainte, garde à vue et audience fixée
L’homme a été sorti de l’école. Le directeur et l’institutrice ont aussitôt déposé plainte. Selon actu.fr, l’enseignante devrait bénéficier de la protection fonctionnelle.

Le mis en cause, âgé de 33 ans, a la nationalité roumaine. Le parquet de Bordeaux précise qu’il n’était jusque-là connu d’aucun service judiciaire. Voici le déroulé de la procédure.
- Premier accrochage autour de la garderie.
- Menaces présumées devant le directeur, plainte déposée le soir même.
- Placement en garde à vue ; il ne reconnaît pas les faits.
- Déféré au parquet de Bordeaux, qui lui remet une convocation devant le tribunal correctionnel.
- Audience au tribunal correctionnel de Bordeaux.
Ce que prévoit le contrôle judiciaire
D’ici l’audience, le suspect est placé sous contrôle judiciaire. Selon le parquet cité par actu.fr, il comprend les mesures suivantes :
- l’interdiction d’entrer en contact avec la victime ;
- l’interdiction de paraître aux abords de l’école ;
- l’interdiction de se rendre aux domiciles des victimes et témoins ;
- l’obligation de suivre des soins.
Trois semaines plus tôt, un collège d’Eysines
L’altercation de Talence survient trois semaines après des faits similaires au collège Albert Camus d’Eysines, autre commune de la métropole bordelaise. Un homme de 37 ans et sa compagne, âgée de 32 ans, avaient forcé l’entrée de l’établissement et été violents envers des membres du personnel éducatif. L’homme avait menacé d’« égorger » et de « planter » un surveillant et la principale.
Trois jours après, il a écopé de douze mois d’emprisonnement, dont six assortis du sursis, avec un placement en détention immédiat. Sa compagne a écopé de six mois avec sursis. Rien n’établit de lien entre ce dossier et celui de Talence au-delà de leur proximité dans le temps.
Dans la même période, un père avait aussi menacé de « couper la tête » d’une enseignante près de Toulouse. Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, avait alors souligné qu’« aucun professeur ne doit avoir peur d’exercer son métier ». Cette déclaration concernait l’affaire toulousaine, antérieure à celle de Talence.
Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : cottonbro studio. Licence Pexels.
