Adolescent de 16 ans tué près de Bordeaux : où en est l’enquête
Un garçon de 16 ans portant des traces de tir par arme à feu a été découvert jeudi 8 octobre en bord de Garonne. Le parquet privilégie la thèse du meurtre.
Un garçon de 16 ans, qui portait les marques d’un tir d’arme à feu, a été découvert sans vie le jeudi 8 octobre sur les berges de la Garonne, à Saint-Louis-de-Montferrand. Selon le procureur de la République de Bordeaux, l’hypothèse d’un meurtre est privilégiée à ce stade.
En bref
- Selon le procureur de la République de Bordeaux, l’hypothèse d’un meurtre est privilégiée à ce stade.
- Leur action a comporté plusieurs volets :
- Pour suivre l’affaire, il faudra attendre les prochaines déclarations du parquet de Bordeaux.
Une découverte en début d’après-midi au bord du fleuve
Les faits se sont produits vers 14 heures, non loin de la cale de Jourdane. Cette petite commune de Gironde se trouve à 20 kilomètres de Bordeaux, et le déploiement des gendarmes n’y est pas passé inaperçu ce jour-là, d’après Sud Ouest. La rumeur d’un meurtre s’est vite répandue dans les environs.
La gendarmerie avait d’abord reçu un signalement faisant état d’un jeune garçon blessé. Une fois sur place, les militaires ont constaté son décès. Le procureur de la République de Bordeaux, Renaud Gaudeul, a précisé que l’alerte était parvenue dans la première partie de l’après-midi et que les gendarmes avaient trouvé une personne morte, selon toute apparence d’un coup de feu.
Le magistrat a ensuite précisé que la victime avait été identifiée et qu’il s’agissait d’un adolescent âgé de 16 ans. Le maire de la commune, Bruno Naulevade, a indiqué que le jeune garçon était originaire de Saint-Louis-de-Montferrand. Il a indiqué qu’il s’abstiendrait de tout commentaire à ce stade, tant l’épreuve est douloureuse. Contacté par le quotidien régional, il n’a pas caché son émotion.
Ce que l’on sait de l’enquête
Renaud Gaudeul a déclaré : « À ce stade, la thèse d’un meurtre est privilégiée ». Une enquête a été ouverte aussitôt, et le parquet a chargé de ses investigations la section de recherches de Bordeaux-Bouliac, un service d’enquête de la gendarmerie.
Pendant une bonne partie de la journée, les gendarmes ont travaillé sur place. Leur action a comporté plusieurs volets :
- des constatations sur la scène ;
- des prélèvements ;
- des recherches d’indices aux abords de la cale.
D’après actu.fr, qui reprend les informations de Sud Ouest, l’enquête a été ouverte pour meurtre, ce que le procureur a annoncé. Le parquet de Bordeaux indique que, d’après les premières constatations, l’adolescent aurait été tué d’un coup de feu. Cette formulation au conditionnel rappelle que les conclusions restent provisoires : seules les investigations en cours pourront établir précisément les circonstances de la mort.
En début de soirée, ce jeudi, aucune interpellation n’était intervenue dans cette affaire. À la lecture des deux sources, on ne dispose à ce jour d’aucune indication publique sur d’éventuels suspects, sur l’arme utilisée ou sur les raisons du drame. Mieux vaut donc se garder de toute supposition tant que les enquêteurs et le parquet n’ont pas communiqué de nouveaux éléments.
Pourquoi la mairie reste silencieuse
Les habitants qui attendent des précisions de leur municipalité n’en recevront pas pour le moment. La mairie de Saint-Louis-de-Montferrand a fait savoir qu’elle ne diffuserait aucune information sur l’affaire, puisque la gendarmerie conduit l’enquête. Dans son message, elle parle d’un « événement tragique survenu sur la commune ».
Les informations sur l’avancée des investigations viennent donc du parquet de Bordeaux, à qui revient l’annonce des suites de la procédure. Ce partage des rôles est habituel dans une enquête pour meurtre : les élus locaux s’effacent, la communication officielle passe par le procureur, et les gendarmes poursuivent leurs recherches sans commenter leur travail.
Une commune des bords de Garonne sous le choc
Saint-Louis-de-Montferrand est une petite commune de Gironde, installée au bord du fleuve, à une vingtaine de kilomètres de Bordeaux. Un tel drame y a d’autant plus de retentissement que la victime en était originaire, comme l’a confirmé son maire. Les sources consultées ne disent rien de plus sur le garçon ni sur sa famille, et il n’y a aucune raison d’en ajouter : la retenue s’impose face à un adolescent mort et à des proches endeuillés.
Pour suivre l’affaire, il faudra attendre les prochaines déclarations du parquet de Bordeaux.
Photo à la une. Source : Wikimedia Commons. Photographe : Lamiot. Licence : CC BY-SA 3.0.
